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Cette
page est un abrégé de la première partie du discours de réception
de Jean BURDY à l' Académie des Sciences, Belles Lettres
et Arts de LYON, le 23 novembre 1993 ( voir Mémoires de l' Académie,
tome 48, 1994, p. 157-174).
XVI°
et XVII° siècles : l' époque des "Antiquaires"
Pierre SALA ( c. 1520 ), est des plus brefs
dans son manuscrit "Les Antiquités de LYON"
(Bibliothèque Nat., Paris, Ms 6177).
Symphorien CHAMPIER écrit quelques commentaires
dans "L' Antiquité, origine et noblesse de la très antique
cité de LYON" ( 1529, réédité en 1884 ).
Claude de BELLIEVRE, dans "LUGDUNUM priscum"
(rédigé en latin, c. 1530, imprimé en 1846), n'a trouvé aucun
écrit sur les aqueducs de Lugdunum, mais a répertorié quelques
sites.
Guillaume du CHOUL, dans "Des Antiquités romaines"
( c. 1547), réalise le premier dessin actuellement connu
des aqueducs de Lyon ( Bibl. Royale de TURIN, manuscrit, var.212
- Cliché Arch. Mun. de LYON ).
SYMEONI ( 1560 ), italien féru d'antiquités, a
écrit un petit livre où il parle avec emphase des aqueducs:
"L' Origine e le antichita di LIONE". Ce livret
n'a été imprimé qu'en 1846 en 25 exemplaires, et sans les dessins
qui accompagnaient le texte.
Jacob SPON publie en 1673 "Recherche des antiquités
et curiosités de la ville de LYON", recueil dans lequel
figure un dessin du site de St Irénée.
XVIII°
et XIX° siècles : Le Temps de l' Académie.
Guillaume -Marie DELORME, architecte lyonnais, publie
en 1760 "Recherches sur les Aqueducs de LYON, construits
par les Romains; lues dans les séances de l' Académie des 29
mai et 3 juin 1759". Il s'agit de la première étude
sérieuse de référence, en 66 pages. G.M. DELORME a ensuite,
jusqu'à sa mort en 1782, dressé des plans précis des sites reconnus,
principalement sur l' Aqueduc du Gier. Malheureusement, ces
plans ont disparu; seule une liste de ces planches a subsisté
gràce au Conservateur du Musée de Lyon de l'époque, F. ARTAUD.
Cette liste figure en Annexe de l'ouvrage de Mr J. BURDY
"Préinventaire des Monuments et Richesses Artistiques du
Département du Rhône : L' Aqueduc Romain du Gier - 1996".
GABUT ( Revue du Lyonnais, XXII, 1896 ) a découvert
l'original de la carte globale de DELORME à la Bibliothèque
du Palais des Arts; cet original a également disparu, mais GABUT
en a fait exécuter une copie par l'ingenieur topographe GRISARD.
Alexandre FLACHERON, architecte, publie en 1840 un "Mémoire
sur trois anciens aqueducs qui amenaient autrefois à Lyon les
eaux du Mont d' Or, de la Brévenne et du Gier". La
description est précise, et accompagnée de dessins qui, malheureusement,
ont été inversés lors de l'impression.
Paul de GASPARIN, ingénieur des Ponts et Chaussées, publie
en 1856, dans les Mémoires de l' Académie, une étude intitulée
"Reconnaissance de l' Aqueduc Romain qui amenait à LYON
les eaux de la vallée du Gier". Ce mémoire comprend
40 pages et de nombreux dessins, avec des plans et des profils
altimétriques.
G. BONNET dresse en 1867 la carte des aqueducs du Mont
d' Or, de la Brévenne et du Gier, avec un fond hydrographique
détaillé.
1908 : La thèse de Germain de MONTAUZAN.
Cet ouvrage considérable "Les Aqueducs Antiques
de LYON - Etude comparée d' archéologie romaine", comprend
438 pages, 130 figures et 5 planches, et constitue encore aujourd'hui
la référence sur le sujet. Pratiquement tout est précisé,
et seul quelques hypothèses hardies peuvent être mises en doute,
au vu des recherches récentes sur le terrain.
Les 25 dernières années : reprise des recherches.
De nombreux points de détails apparaissent au fil du temps -
et de l'urbanisation -; la plupart de ces découvertes sont publiées
de façon disparate et quasi confidentielle. Il revient à l'oeuvre
de Mr Jean BURDY de rassembler dans des ouvrages complets l'intégralité
des connaissances actuelles en la matière. ( et j'entends
continuer cette mise à jour par la création de ce site ! )
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