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FICHE SIGNALETIQUE
de l' AQUEDUC ROMAIN
du GIER. ( ou Aqueduc
du PILAT )
( Fiche signalétique extraite de
l'ouvrage de Mr Jean BURDY : L' Aqueduc Romain
du GIER, Préinventaire, 1996, p. 5 )
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Longueur de l'ouvrage
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74,5 + 11,5 = 86 km.
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Distance à vol d'oiseau
entre les extrémités
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42 km.
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Altitude au départ
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environ 405 m.
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Altitude à l'arrivée
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299,5 m., permettant
d'alimenter toute la ville.
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Canal
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maçonné, voûté, enterré, de
section constante.
Intérieurement: largeur =
0,55 m., hauteur = 1,3 m. aux
piédroits, 1,6 m. sous clé.
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Tunnels
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11 tunnels, longs de
80 à 825 m.,
profondeur atteignant 20 m.,
longueur cumulée = 3,4 km.
(soit 4 % de la longueur totale)
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Substructions aériennes
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Ponts-canal : 30
certainement, plus de 40
peut-être, dépassant souvent 30 m.
de longueur, et 10 à 12 m.
en hauteur.
Murs et files d'arches :
10, de longueurs 913
m., 616 m., 590 m., 290 m., etc
... Longueur cumulée
4,5 km. (soit 5,2 % de
la longueur totale).
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Regards
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un regard tous les 77
m., ce qui implique au total
quelque 1000 regards ( 75 sont
actuellement connus; ce nombre va
croissant)
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Siphons (4)
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La Durèze
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Le Garon
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L' Yzeron
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Trion
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ensemble :
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longueur
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flèche
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perte de charge
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nbre de tuyaux
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700 m.
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79 m.
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5,8 m.
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9 ( ou 8 )
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1 210 m.
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93,5 m.
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8,8 m.
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10
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2 660 m.
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122,3 m.
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7,9 m.
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11
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575 m.
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38 m.
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2,3 m.
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9
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5 145 m., soit 6
% de la longueur
totale.
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Pente du canal
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1,1 m. par km en
moyenne.
( 0,5 et 0,6 au
début, puis 0,9, et 1,2
à la fin )
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Gradient hydraulique des
siphons
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7 ou 8 pour
mille pour les deux premiers,
3 et 4 pour
mille pour les deux autres.
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Prises d'eau secondaires
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aucune n'est avérée
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Particularités
architecturales
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normalisation, appareil
réticulé.
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Autres particularités
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- une boucle de 11,5 km. doublant
le premier siphon ( La Durèze
)
- une tranchée supérieure
inachevée sur les 34
premiers kilomètres.
- reconstruction tardive des
ponts-canal de la vallée du
Gier.
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Débit estimé
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15 000 m3 / jour
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Date de construction
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milieu du 1° siècle de notre
ère (?), ou début du 2° siècle
(??)
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Nombre de sites répertoriés
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256
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Nombre de vestiges visibles
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136
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Notes personnelles
:
1 - Siphons : parmi les
vestiges d'aqueducs romains, 6 siphons ont été
répertoriés dans le monde; 4 de ces siphons
figurent sur l' aqueduc du Gier.
2 - Pente du canal : la très
faible pente du canal ( de l'ordre de 1 / 1000
) - ce n'est pas la plus faible: l'aqueduc de
Nimes, avec le Pont du Gard, a une pente de
0,3 / 1000 - suggère plusieurs constatations
:
- cette pente dépend, bien sur, des altitudes
de départ et d'arrivée, cette dernière étant
l'objectif à atteindre ( on imagine facilement
la difficulté de détermination du parcours et
du point de départ, avec les instruments
sommaires dont disposaient les géomètres de
l'époque, d'où quelques tâtonnements : 34 km.
de galerie inachevée, trop haute ).
- l'aqueduc romain est un conduit dans lequel
l'écoulement de l'eau est libre; l'eau suit
naturellement la pente, il n'y a aucun
appareil élévateur de type mécanique; les
"remontées", lorsqu'elles sont nécessaires,
sont opérées par un siphon, au prix d'une
perte de charge (différence de niveau entre
les deux réservoirs communiquants - réservoir
de chasse, et réservoir de fuite).
- la pente a été calculée pour que
l'écoulement de l'eau soit optimal: assez pour
que l'écoulement soit régulier, mais pas trop
pour ne pas endommager l'enduit intérieur du
canal.
3 - Coefficient de difficulté :
longueur du parcours total / distance à vol
d'oiseau = 86 km / 42 km =
2,047.
4 - Architecture :
- l'intégralité de l'ouvrage est en
maçonnerie; contrairement à de nombreux
édifices anciens, on ne trouve pas de pierres
taillées monumentales de plus de quelques kg.
(les plus importantes -assez rares, car
réutilisées depuis- sont les dalles
monolithiques qui recouvraient les
regards).
- l'étanchéité du canal est obtenue par un
enduit, épais de 2 à 3 cm., composé de
chaux et de briques concassées, reconnaissable
à sa couleur rose caractéristique.
- la caractéristique principale de l' aqueduc
romain du Gier, car très visible, et unique
sur les aqueducs de LYON, est l'appareil
réticulé; c'est un revêtement des structures
aériennes -murs et piles- par des pavés carrés
disposés en losange, parfois avec des couleurs
alternées, ce qui augmente l'effet décoratif.
Notons cependant que ce revêtement était avant
tout une carapace destinée à protéger les
parties extérieures, maçonnées, de
l'aqueduc des atteintes atmosphériques. La
disposition en losange facilitait
l'écoulement de l'eau atmosphérique, au même
titre que les arases imbriquées dans les piles
de pont.
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